Le budget soumis au vote du conseil municipal le 20 décembre prochain est directement impacté par la loi de finance 2014 du gouvernement. Les orientations contenues dans cette loi tournent inéluctablement le dos à une politique sociale pour mener une politique ultralibérale et d’austérité, conduisant à la réduction des services publics, des bas salaires et de l’injustice fiscale. Cette loi de finance prévoit pour la première fois la diminution de 1,5 milliard des dotations, soit une diminution de 840 millions de la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement) pour les communes. C’est une baisse historique des dotations de l’État aux collectivités alors que les besoins sociaux s’accroissent.

La misère grandit, le taux de chômage atteint 11%. Et ce n’est pas fini puisque les annonces de plans «dits sociaux» se multiplient avec des fermetures d’entreprises, pourtant rentables, laissant sur le carreau des centaines de salariés. Tout proche de nous l’Usine Fagor, Alcatel et maintenant la République du Centre.

Par leur capacité à financer des projets d’aménagement structurants et des services publics locaux, les collectivités locales sont donc au cœur de la lutte contre l’austérité. Pourtant, d’année en année, les marges de manœuvre s’effritent. Transferts de charges de l’État non compensés, suppression de la taxe professionnelle en 2009, mécanismes de péréquation horizontale depuis 2011 sont autant mesures qui pèsent lourdement sur les finances des communes remettant en cause le principe d’autonomie financière des collectivités Locales.

Pour notre commune le budget 2014 prend en compte la situation économique avec beaucoup de prudences dans les prévisions. Les orientations budgétaires sont empruntes d’une volonté de maîtrises des dépenses en matière de charges à caractère général et de personnel, avec un objectif de poursuivre les efforts de désendettement. L’optimisation de la dette avec renégociation des emprunts et la sortie de l’emprunt structuré nous permet d’appliquer notre stratégie financière tant sur le budget de la ville que sur ceux de l’eau et du foyer. Convaincus du rôle important des associations, le niveau des subventions est maintenu. En matière de ressources, pour la 4e année les recettes fiscales sont abordées sans augmentation de taux. La taxe d’habitation se situant parmi les moins élevées de l’agglomération. Deux autres mesures importantes pour le budget des familles et des Petites et moyennes entreprises saranaises : aucune augmentation du tarif de l’eau en 2014 et une évolution du prix du repas de la restauration scolaire inférieure à l’inflation (+1,5%). Les autres prestations évolueront de 2 % pour les prestations sociales, et 2,5% pour les autres.

En investissement, un effort est fait pour l’entretien du patrimoine principalement les écoles, les acquisitions de matériels et les voiries. Les orientations en travaux neufs sont axées sur la fin de la construction de la crèche, la poursuite des travaux d’alimentation en eau potable avec la réalisation prochaine du Château d’eau et la continuité des travaux au foyer Georges-Brassens.

Sylvie Dubois

adjointe déléguée aux Finances