Madame, Monsieur,

La gestion budgétaire des communes est soumise à de fortes pressions. Notre ville n'y échappe pas ! D'une part, l’État réduit les dotations qu'il doit à Saran : ce qui amputera notre budget d'1,7 million d'euros d'ici 2017. Cette situation nous oblige à effectuer des choix lors de l'élaboration des prochains budgets, que ce soit en investissement ou en fonctionnement. D'autre part, l'avenir des communes telles que nous les connaissons actuellement apparaît bien incertain. La loi NOTRe (pour Nouvelle organisation territoriale de la République) qui vient d'être adoptée par l'Assemblée nationale et le Sénat, et les projets de l'intercommunalité orléanaise pourraient déboucher un jour sur la disparition de nos communes et la création d'une Commune nouvelle ou d'une Métropole. Cela aurait des conséquences sur la disparition d'un service public de proximité et de qualité, l'éloignement des centres de décisions et la perte du contact direct entre les citoyens et les élus.

Le groupe majoritaire estime que la commune doit être maintenue telle que nous la connaissons, à la fois base de notre organisation territoriale et de notre démocratie. C'est un combat qui nous attend et nous avons décidé de nous y engager totalement dans les prochains mois.

C'est pourquoi nous avons pris la difficile décision de ne pas organiser les « Rencontres saranaises » en 2016. Nous consacrerons nos efforts à informer nos concitoyens de l'avenir des collectivités territoriales et de leur ville en particulier. Il nous semble essentiel que les Saranais puissent participer au débat et donner leurs avis sur les changements en cours. Nous ne concevons pas de les exclure d'un débat qui les concerne au premier chef. Il en va de la démocratie.

Nous profiterons de cette pose pour réfléchir, avec l'ensemble de nos partenaires, à l'avenir de cette manifestation, afin de lui donner une nouvelle ampleur ou une nouvelle formule.

Maryvonne Hautin

Maire de Saran