Fêtons dignement cette grande dame issue du programme du Conseil National de la Résistance et créée par les ordonnances d'octobre 1945.

Universalité et solidarité, telles étaient les grandes idées défendues par les fondateurs de la Sécurité sociale.

Pierre Laroque et Ambroise Croizat, ministre communiste du Travail, en furent la cheville ouvrière : l'objectif recherché était que chaque citoyen cotise selon ses moyens et en bénéficie selon ses besoins.

Au fil du temps, elle a permis la baisse de la pauvreté chez les personnes âgées, la réduction des inégalités pour l'accès aux soins, et l'augmentation de l'espérance de vie.

Les Français sont viscéralement attachés à leur système de santé car la santé n'est pas un produit de consommation comme les autres.

Pourtant, sous prétexte de déficit, nos gouvernements ne cessent de s'attaquer à notre système de protection sociale, que de nombreux pays nous envient, par petites touches de déremboursements de soins, de franchises médicales et de créations de participations forfaitaires.

Pourtant l'argent existe : fraude aux cotisations sociales, "travail au noir" et toutes ces mesures de réduction des cotisations patronales censées être compensées par l'Etat mais qui ne le sont pas ou peu.

Malgré la Couverture Maladie Universelle, les mutuelles obligatoires pour les salariés, les sur-complémentaires, de plus en plus de personnes renoncent à se faire soigner.

Restons vigilants, ce qui était possible au sortir de la guerre doit l'être encore aujourd'hui.

La croissance économique profite plus au capital qu'aux salaires. Alors, réapproprions-nous les idées fondatrices de la Sécurité sociale : Universalité et Solidarité et taxons pour la Sécurité sociale les revenus du capital.

Béatrice Bournaveaux

Conseillère municipale, déléguée aux associations.