Voici un extrait de la délibération adoptée ce 24 mars 2017 par le conseil municipal de Saran :

La métropole est un modèle intercommunal qui concentre encore davantage de compétences communales.

Par conséquent, les arguments ayant conduit au vote défavorable du conseil municipal sur le passage en communauté urbaine le 25 novembre 2016 restent d'actualité :

- Les difficultés rencontrées avec de nombreuses compétences exercées par la communauté d’agglomération Orléans Val de Loire justifient de faire un pause dans les transferts issus des communes. L'assainissement, les transports en commun, … nécessitent d'autres moyens et une autre approche pour servir les besoins de nos concitoyens.

- L'accélération du calendrier de transformation de l'EPCI, permise par des accords pour l'adoption d'un pacte de gouvernance et de confiance métropolitain, au bénéfice de vice présidences négociées avec une partie de l'opposition, auxquels les représentants de la commune de Saran n'ont pas été associés, impacte les services publics de 22 communes et de l'intercommunalité, les obligeant à s'organiser dans l'urgence pour l'année 2017 au travers de conventions de gestion transitoire pour éviter un blocage global.

- L'argument majeur de cette ambition communautaire est que l'agglomération orléanaise figure parmi « les quinze territoires qui comptent sur la carte de France », dans une logique de concurrence qui ne fait pas consensus, alors que ce qui compte réellement pour nos concitoyens c'est la qualité des services de proximité qu'ils sont en droit d'attendre.

- Si depuis la création du SIVOM en 1964 la Ville de Saran fait partie des communes initiatrices de la coopération intercommunale orléanaise, c'est bien parce qu'initialement, cette intercommunalité de projets véritablement respectueuse des communes a permis à ses adhérentes de mettre en commun des moyens quand cela était nécessaire et consenti.

- L'intercommunalité doit être au service des communes et de leur territoire, et non l'inverse qui est synonyme de supracommunalité. Cette distinction est fondamentale, tout particulièrement à une époque où les citoyens sont en quête de repères et réaffirment leur attachement à l'échelon communal. Le maire et la municipalité restent les référents de proximité pour les administrés du bloc local. C'est cette forme de coopération intercommunale qu'il convient de promouvoir, et non organiser la disparition des communes dont les capacités d'écoute, de prise en compte des demandes et de réactivité, sont plébiscitées.

- Les Saranais lors de la consultation des électeurs qui a été organisée le 29 mai 2016 ont majoritairement répondu par « non » à de nouveaux transferts de compétences qui entraîneraient le passage en communauté urbaine.

Ceci exposé,

Vu le résultat de la consultation des électeurs saranais qui, le 29 mai 2016, ont répondu non à 78,25 % à la question « Êtes vous favorable à de nouveaux transferts de compétences communales vers l'agglomération orléanaise, qui entraîneraient le passage en communauté urbaine ? »

Vu le code général des collectivités territoriales et notamment les articles L. 5217-1 et suivants ;

Vu les statuts de la communauté urbaine Orléans Métropole ;

Il est demandé au conseil municipal de bien vouloir se prononcer défavorablement à la transformation de la communauté urbaine « Orléans Métropole » en métropole.

La délibération a été adoptée par 26 voix pour (groupe de la majorité municipale), 6 contre (droite et PS) et 1 abstention (1 élue de droite).