Présenté comme historique, l’accord «COP21» ne donne aucune obligation aux états pour privilégier les modes de transports les plus écologiques... ce qui les laisse libres de poursuivre des politiques de transports qui tournent le dos aux exigences environnementales.

La libéralisation des transports de voyageurs par autocars inclue dans la loi Macron, les décisions visant les trains Intercités induites par le rapport de la commission Duron, les trains express régionaux (TER) fragilisés par une concurrence routière déloyale et la baisse des moyens aux collectivités territoriales illustrent les contradictions fortes entre les discours sur le développement durable et les actes.

Le transport des marchandises, livré à l’hégémonie du mode routier, est totalement abandonné à la seule volonté du marché qui ignore l’intérêt général et reporte sur la collectivité toute entière la prise en charge des coûts qu’il génère (infrastructure, pollution, accidents, congestion...).

Or, il s’agit là d’une grande question de société qui doit tenir une place centrale dans le débat politique.