Portage de repas à domicile, équipements sportifs, écoles, ATSEM, ateliers seniors, clubs ados de quartiers, médiathèque, transports municipaux, crèche, voirie, carte d'identité, passeport, pacs, cuisine centrale, centres de loisirs, espaces verts, police municipale, permis de construire, aides à domicile, écoles de musique et de danse, service social, point information jeunesse, passeport senior, centre nautique, galerie du château, mise à disposition de salles, logement, foyer Georges-Brassens...

Voici un bref aperçu des différents services gérés par la municipalité. Au même titre que les pompiers, les hôpitaux, l'Éducation nationale et bien d'autres, les services publics s'adressent à chacun et sont accessibles à tous dans le but de satisfaire un besoin d'intérêt général. À chaque âge de la vie, un Saranais peut bénéficier de services moyennant un coût que nous nous efforçons de maintenir le plus accessible possible.

Il est de bon ton aujourd'hui de montrer du doigt les institutions, les collectivités territoriales, la fonction publique d’État qui seraient responsables de tous les maux de notre époque, et de privilégier l'individualisme et la mise en concurrence du secteur public contre le privé, mais aussi d'exacerber la compétition entre les acteurs du secteur privé. L'époque est à la rivalité. Chaque jour éditorialistes, experts et chaînes d'information continue nous abreuvent de discours en ce sens. La lumière serait la rentabilité.

Nous ne redirons jamais assez, combien les services publics sont le ciment de notre société parce qu'ils assurent à toutes et à tous un égal accès à ces services.

C'est une évidence, la pression est forte de livrer progressivement nombre de secteurs dirigés par le public aux entreprises privées, en prétextant une meilleure gestion et des coûts moins élevés. Nous pouvons en douter.

L'expérience nous a démontré que la privatisation était loin d'être synonyme du mieux pour les usagers. Que dire de la gestion des sociétés d'autoroutes lors des journées d'intempéries (inondations, neige...), des tarifs de la téléphonie, des bureaux de poste qui ferment les uns derrière les autres...

Imaginons un seul instant, comme certains le souhaite, la privatisation des services municipaux cités au début de cet éditorial... La vie de chacune, de chacun, mérite mieux que ces excès d'indignité.

Maryvonne Hautin
Maire de Saran