L'éditorial de Violaine NAQUIN-GRIVOT, maire-adjointe au personnel et présidente du groupe "Continuons avec vous pour Saran", publié dans le "Repères" de février 2009.

A Saran comme dans de nombreuses communes les élus ont rencontré les plus grandes difficultés à équilibrer le budget 2009.

Le savez-vous ? Un budget communal doit être équilibré, les dépenses doivent être égales aux recettes. Les recettes principales sont notamment : les dotations de l’état, région département et les impôts que nous payons « taxe d’habitation et foncières ». Il y avait bien la taxe Professionnelle (payée par les entreprises), mais elle est dorénavant prélevée par l’agglomération, le montant compensatoire de son reversement est bloqué depuis 2001.

Croyez-moi lorsque les « dotations » d’état diminuent d’année en année, que parallèlement ce dernier se désengage sur de nombreux dossiers, que les taux d’emprunts sont prohibitifs y compris pour les collectivités locales, boucler le budget est un exercice de plus en plus difficile.

Chacun connaît le niveau des prestations saranaises, nos groupes majoritaires successifs les ont mis en place et se sont toujours efforcés de les améliorer. Aujourd’hui les élus et à travers eux les habitants sont pris en otage :

Pour les élus, Continuer à « jongler » pour maintenir les prestations : restauration scolaire, crèches, périscolaire, sport, bibliothèque etc ainsi que les équipements digne d’une commune d’environ 16 000 habitants ? Supprimer des prestations ? Présenter un budget en déséquilibre et ainsi montrer que nos communes françaises sont étranglées au risque devoir mettre leur ville sous tutelle ? Augmenter les impôts pour nos concitoyens ?

Pour les habitants, Accepter de payer plus d’impôts ? Ou voir diminuer les prestations auxquels ils sont en droit d’attendre Les payer plus chers ? Cette situation est intolérable, il faut changer la gestion de ce pays, je reste persuadée même en ces temps de « crise » que des solutions restent possibles !

Il nous faut un monde où la raison collective l’emporte sur l’intérêt pour quelques uns.

Violaine Naquin-Grivot