Nous tenons aujourd’hui par ce communiqué à réaffirmer la position de la Mairie de Saran, à expliquer l’historique de nos relations avec l’Association, la manière dont s’est déroulée la rencontre de mercredi soir, dans un but de véritable transparence et d’apporter un éclaircissement pour l’ensemble des Saranais ainsi que pour les musulmans de Saran et de l’agglomération orléanaise.

Effectivement, la communauté musulmane de Saran est à la recherche depuis plusieurs années d’un lieu de culte. Une période compliquée a été vécue entre la Mairie et l’Association du fait de l’installation sans concertation avec la mairie, d’une salle de prière dans un pavillon du quartier des Sablonnières, inadapté à la fois pour accueillir les fidèles de la commune mais aussi pour le voisinage.

De nombreuses rencontres avec les représentants de l’Association Al Hidaya ont eu lieu afin d'essayer de trouver une solution et d’engager une véritable relation de dialogue, d’échange afin d’éviter les problèmes que nous avons connus auparavant du fait de ce manque de concertation. Le pavillon a été vendu. L’Association s’est engagée à avertir la municipalité de ses projets de recherche afin d’étudier la faisabilité ou non de ceux-ci. La municipalité a validé positivement par deux fois des projets de l'Association qui n'ont pas abouti.

Réaffirmer notre attachement à la défense de la séparation de l’État et de la religion, gage d’indépendance et d’égalité, ajouté aux différentes démarches communes, à l’ouverture répétée de la Mairie de Saran pour l’accueil d’un lieu de culte sur la commune pour les musulmans au même titre que les autres religions, décrédibilisent l’accusation d’islamophobie répandue, instrumentalisée par certains.

La rencontre de mercredi dernier devait s’inscrire dans cette démarche de dialogue régulier que nous avons depuis de nombreux mois. Nous ne comprenons donc pas ce retournement et cette confrontation aujourd’hui.

Effectivement, les musulmans de Saran n’ont à ce jour plus de lieu de prière du fait de la fin du bail du local privé qu’ils occupaient jusqu’à il y a quelques jours Faubourg Bannier. Nous comprenons tout à fait les difficultés rencontrées en cette période de Ramadan, les inquiétudes que cela provoque et le besoin d’un lieu de culte ravivé.

Cependant, la municipalité n’ayant à aucun moment été avertie en amont de la fin de ce bail et donc de la situation qui en découlait, nous sommes aujourd’hui mis devant le fait accompli où l'Association exige qu’une salle municipale soit mise à disposition dans les plus brefs délais et en permanence pour une durée de 4 semaines. Ceci est absolument impossible du fait du manque de disponibilités lié à l’utilisation des salles municipales par les habitants de la commune, dont de nombreux jeunes avec les associations culturelles et sportives. Les salles municipales sont également réservées de longue date par des habitants de la commune pour diverses activités. Par souci de respect de tous et d’égalité, nous ne pouvons revenir dessus.

Le prêt de barnums ou structures démontables est également impossible. Comme le savent l’ensemble des parents saranais, les différentes structures sont installées sur les centres de loisirs, au Grand-Liot... durant toute la durée des vacances scolaires pour assurer le meilleur accueil aux enfants.

De plus, il a été proposé à l’Association lors de la réunion de bénéficier, comme cela s'est fait les autres années, du prêt d’une salle municipale pour se réunir une ou deux fois et fêter la fin du ramadan.

Nous réaffirmons notre volonté de dialogue avec l’ensemble de la communauté musulmane comme nous l’avons fait jusqu’à présent et condamnons fermement les tentatives d’opposer la Mairie aux musulmans, les menaces et le fait de nous mettre devant le fait accompli qui n’ont pour résultat qu’une montée des tensions sur le fond de contrevérités et de mensonges.

Nous continuerons comme par le passé à travailler avec l'Association et maintiendrons le travail d'échange dans le respect mutuel avec les musulmans de Saran.

Maryvonne Hautin, Maire de Saran

Christian Fromentin, 1er adjoint