2017, année de transition. C'est ainsi qu'il faut qualifier cette nouvelle année. Depuis le 1er janvier, la Communauté d'Agglomération est devenue Communauté Urbaine. Dans les faits, peu de choses vont changer cette année : l'intercommunalité n'ayant pas les moyens d'assumer les compétences qui lui ont été transférées, les communes continueront de les exercer pour le compte de la CU jusqu'au 31 décembre.

Parallèlement les élus de l'intercommunalité poursuivent leur lobbying pour permettre à Orléans de briguer le statut de Métropole. Si cela était couronné de succès, Orléans entrerait dans le « select club » non plus des 15 villes, mais des 22... « qui comptent ». J'ai la faiblesse de penser qu'il faudra un peu plus que ce statut pour dynamiser notre territoire.

Dans ce contexte quel est l'avenir des communes ? Le cadre législatif (lois Maptam, NOTRe…) et l'ambition de quelques élus locaux démontrent aujourd’hui que tout est mis en place pour dévitaliser les communes. Certes, on ne nous annoncera jamais la fin des communes mais force est de constater qu'en multipliant les transferts des compétences les plus importantes, les mairies n'auront bientôt plus aucun rôle si ce n'est honorifique. Tout conduit à la fusion des communes.

Les intercommunalités étaient à l'origine des regroupements basés sur le volontariat et la coopération autour de projets communs partagés. Elles sont peu à peu devenues des outils d'intégration forcée des communes. On a créé de fait une nouvelle collectivité.

Une page se tourne donc mais l'aventure n'est pas terminée, l'Histoire continue. Nous continuerons à défendre la place des communes, fruit de notre histoire, base de notre démocratie. Ce n'est pas un combat d'arrière-garde. Au contraire, alors que les niveaux d'abstentions battent des records à chaque échéance électorale, alors qu'il y a dans la population une certaine défiance à l'égard des élus, nous devons prendre garde à ne pas créer des superstructures dans lesquelles les habitants ne pourraient intervenir, participer, donner leur avis, être acteurs de leur territoire. Ce serait un mauvais signe donné à l'avenir de notre histoire collective.

Au nom du conseil municipal de Saran, je vous souhaite une très bonne année 2017.

Maryvonne Hautin
Maire de Saran